Ambivalent : tout à la fois fenêtre ouverte sur le monde et obstacle s’interposant entre un être et la réalité.
PS : Je te rassure, cher ami « hyper-connecté » (tout comme je le suis moi-même d’ailleurs), je sais très bien que communiquer par écran interposé n’empêche pas d’aller prendre l’air, retrouver ses potes au restau ou dans un bistrot, marcher et faire du sport. Comme le disait (avec beaucoup de sagesse) ma grand-mère, c’est l’excès en tout qui est nuisible, nocif, néfaste. Elle avait raison.
Le monde n’est ni noir ni blanc. Il n’y a ni bons ni méchants. Des cow-boys (les « hommes blancs ») et des indiens (les « Peaux rouges »). Le mal ou le bien absolus n’existent pas. Ce n’est qu’une vue de l’esprit pour nous simplifier la vie. Ou un moyen de faire de la propagande. Le manichéisme est une solution de facilité. Il nous rassure mais nous empêche de raisonner.
Le monde est en fait constitué d’un dégradé de gris. Cette couleur étant un peu triste (mais neutre), disons alors qu’il est plus ou moins bleu (pour les garçons) 🙂 ou plus ou moins rose (pour les filles). 🙂
On parle de « noir et blanc » (par opposition à la couleur) pour qualifier un dessin, un film ou une photographie. Mais on oublie souvent que le « noir et blanc » n’est en réalité que la réunion de nuances de gris. Et que ce sont elles qui font la force, la richesse et la beauté d’une image. Une fois celle-ci colorée, on y retrouve toute la gamme des teintes de l’arc-en-ciel, tout le spectre de la lumière.
« Ne compte que sur toi ». « Ne regrette rien. » « Avance ! » « Ne sois pas si négatif ! » « Ceci est bien, cela est mal. »
On nous donne sans arrêt des conseils et des avis ! Sans que nous ayons demandé quoi que ce soit. Je ne dis pas qu’ils sont forcément mauvais ou n’ont aucune pertinence. Mais pourquoi n’aurions-nous pas le droit de faire à notre manière ? Sans avoir à en rendre compte à qui que ce soit. Qui peut nous en empêcher ? Après tout, et en principe, nous sommes libres de choisir notre propre voie ainsi que notre destin, non ? Être en accord avec soi-même, savoir s’écouter – sans pour autant ignorer les autres, car « l’homme est [avant tout] un animal social » – ne devrait-il pas être notre suprême et ultime but ?
« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Que les beaux parleurs commencent à s’appliquer leurs conseils à eux-mêmes, ce qui est loin d’être toujours le cas !…