Archives de Tag: Lire

Graffiti

Le étudiants sont inventifs et ils ont de l’humour. J’en veux pour simple preuve certaines inscriptions qu’une courte visite aux toilettes de la fac de lettres permettait de lire.

Je me souviens parfaitement bien de deux d’entre elles :

  • Pour donner la réplique à un soupirant qui avait écrit sur une porte « Je t’aime, à demain », un plaisantin avait griffonné sous ce tendre message : « Moi je m’aime à une main. »
  • Et sur le mur, juste au-dessus du dérouleur de papier hygiénique (souvent vide) figurait l’énumération suivante : « DEUG, licence, CAPES, servez-vous ! »

C’était bien plus amusant et imaginatif que d’austères dissertations !

On ne peut donc que regretter que les toilettes n’aient pas été plus aptes à accueillir des cours magistraux. Dont certains auraient pourtant bien mérité de finir au fond de la cuvette. 😀

Mes universités / Philippe Clay [Célèbre auteur du « Dictionnaire réactionnaire »]. 😀

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Lire

Je lis au lit.
Je me lie, me relie ainsi
Au monde des rêves.

Le fil / Alain Souchon.

https://www.facebook.com/groups/je.lis.au.lit/?fref=ts

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Objectivité

Je me demande si l’on a pas « inventé » ce mot pour rien – ou bien juste pour se donner bonne conscience. Tout ce que je lis, entends, vois autour de moi n’est que subjectivité. En écrivant cela, je suis subjectif. Les domaines dans lesquels on est censé être objectif n’y échappent pas : journalisme, médecine, histoire, etc.
On peut s’efforcer d’être objectif. On ne l’est jamais (et j’ai presque envie de dire tant mieux ; ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas).
Les philosophes et/ou les scientifiques auront sûrement des arguments à même de contredire (tempérer, modérer, relativiser) ce que je viens d’écrire. Je veux bien les écouter et en discuter. Je n’attends même que ça…

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Ecrire

Je lis donc je vis.
J’écris donc je suis.

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Poésie

Mon panthéon personnel : Baudelaire, Verlaine, et Rimbaud bien sûr !

Surtout quand je (re)lis ceci :

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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Magazine

Il se feuillette plus qu’il ne se lit.

[Je pense en particulier aux salles d’attente. Où il est néanmoins concurrencé, voire remplacé, par le téléphone portable.
Je pense au train et à tous ceux qui « font le plein » de revues avant le départ, même si là aussi la tablette et l’ordinateur portable sont en train (sans jeu de mots, ou avec, au choix) 🙂 de s’y substituer.
Personnellement, je n’y vois aucun inconvénient (si ce n’est la durée de vie de la batterie, même si l’on trouve de plus en plus de prises de courant). Ce qui n’est sans doute pas le cas des imprimeurs et des patrons de la presse écrite, entre autres. Mais ils sont bien obligés de s’adapter. Sinon ils meurent].

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Neige

Quelle ne fut pas ma surprise ce matin, lorsqu’en ouvrant mes volets, je découvris, sur les toitures et les trottoirs, une fine couche de neige ! Car je n’avais ni vu ni entendu les prévisions météorologiques de la veille. Sans doute erronées, comme on me le confirma plus tard dans la journée.

La première image qui me vint instantanément à l’esprit fut celle d’un gâteau saupoudré de sucre glace. Ne me demandez pas pourquoi. Probablement parce que suis gourmand. A l’étonnement succéda le contentement. Car j’aime la neige. Elle est pour moi un cadeau du ciel. Comme, encore enfant, je croyais que l’étaient mes cadeaux de Noël, dans leurs écrins chamarrés.

C’est sans doute pourquoi revinrent à ma mémoire divers souvenirs d’hivers enneigés, datant de mon d’enfance : boules et bonhommes de neige bien sûr, glissades en tous genres sur des luges de fortune, bonnets et gants de laine tout mouillés, parties de hockey sur glace improvisées, en compagnie de mon voisin, dans l’allée bordant la maison de ses parents. Et la douce chaleur du foyer succédant à la fraîcheur de l’extérieur.

Ma journée commençait bien. Les désagréments et les rabat-joie, on verrait ça plus tard. Pour l’instant, je ressentais seulement l’impérieux besoin de partager ce petit moment de bonheur avec quelqu’un. Et comme je n’avais personne sous la main, je me mis tout simplement à écrire. Ce que vous êtes en train de lire.

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