Archives de Tag: Goût

Séduction

Elle naît, se transmet et se concrétise grâce à nos CINQ SENS (classés ici dans mon ordre de préférence ou d’importance, ou selon ma logique) :

  1. Une silhouette, une allure, un détail vestimentaire, un corps, un visage, une expression, un regard, des yeux : la VUE.
  2. Des mots, des paroles, un discours, une élocution, un accent, une chanson (quand indissociable d’une rencontre) : l’OUÏE.
  3. Un parfum, une odeur, une haleine * : l’ODORAT.
  4. Un corps (encore), une peau (douce), une chaleur (charnelle), des cheveux (soyeux), des muscles (fuselés) : le TOUCHER.
  5. Un baiser, de la salive, une liqueur * (la bienséance et la pudeur ne me permettent pas d’aller plus loin) : le GOÛT.

Toutes ces composantes sont à la source du désir, comme autant de promesses de plaisir.

* Marguerite, je pressens que tu vas m’écrire un commentaire au sujet ces deux mots.  😉

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23 Commentaires

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Professeur

Dédié à Monsieur Claude Chauvel, qui fut trois années durant mon professeur de français au collège. Et que j’ai retrouvé bien des années après, alors que j’étais surveillant d’externat. Je lui dois en partie ce que je suis. Merci à lui. Merci aussi à tous ceux qui ont suivi.

Deux « indicateurs » permettent de reconnaître un bon professeur (à mon humble avis) :

  1.  Un sens élevé de la pédagogie. Qui se mesure à l’empreinte que le prof laissera dans l’esprit de ses élèves et donc à l’influence déterminante qu’il pourra avoir sur leur avenir.
  2. Un certain goût pour la rhétorique et/ou la « mise en scène ». S’il transmet son savoir comme un acteur parvient à émouvoir, il saura aisément captiver son auditoire. En résumé : un bon prof est souvent un bon acteur.

J’avoue ne pas être un grand fan de la Star Academy (ni de TF1 plus généralement). J’avoue aussi que cette version m’a beaucoup ému. Mais comme je suis un GRAND émotif…

Rendons à César ce qui appartient à Hugues.

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Bague

A NP.

Lors d’un court séjour, dans une petite ville située non loin de la mer, je m’étais offert une petite bague de peu de valeur, trouvée par hasard sur l’étal d’un marché de rue. Sur l’anneau de ce colifichet – tout à fait ordinaire et  très peu onéreux –  était fixé un « smiley » verni légèrement convexe, représentant en quelques traits noirs, un visage souriant sur un fond dont la couleur et le brillant rappelaient ceux de la nacre. C’est d’ailleurs cet aspect qui me poussa à franchir le pas. J’étais accompagné, lors de cet achat, d’une assez jolie jeune femme, qu’apparemment je ne laissais pas indifférente. La  réciproque étant également vraie. Nous avions un point commun :  le goût et l’envie de rire. Ce dont nous ne nous privions pas lorsque nous étions de sortie ensemble !

Quelque temps après – à force de se coincer dans la poche étroite de mon jean, lorsque j’y glissais la main – le « smiley », très mal soudé sur l’anneau de piètre qualité, est tombé. Je croyais l’avoir perdu et me sentais assez contrarié, car je ressentais une sorte d’affection pour ce tout petit objet. L’ayant vainement cherché, et le croyant définitivement perdu,  je finis néanmoins par le retrouver par hasard.  Je ne sais plus où ni comment.

Mais je compris par la suite que l’intérêt et que je portais à cet objet, ainsi que l’attraction qu’il suscitait en moi,  ne venait pas du bijou en soi, mais plutôt de la personne qui m’accompagnait. Preuve en est que, n’ayant jamais pu recoller le « smiley »,  je gardais cependant l’anneau à mon doigt, qui (coïncidence troublante) se trouvait être mon annulaire. Devais-je voir dans tout cela un symbole favorable ou un funeste présage ? Un bijou brisé ou bien un lien sacré ?  Cela, l’histoire ne le dit pas.

A vous (et moi) d’en inventer la suite…

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